Lecture d’actualité

Série — Les clés d’une conscience éveillée · Post 76

Le gluten : et si le vrai sujet n’était pas celui que l’on croit ?

Le gluten est-il réellement le seul sujet, ou notre rapport aux céréales a-t-il surtout changé avec les variétés sélectionnées, l’industrialisation et l’accélération des procédés ?

Illustration de la Lecture d’actualité consacrée au gluten et à l’évolution de notre rapport aux céréales : un épi de blé entre univers industriel et terroir naturel, entouré de symboles évoquant les méthodes de production, l’écoute du corps, la clarté mentale et le discernement alimentaire.

Depuis quelques années, le gluten est devenu un sujet de débat permanent.

D’un côté, certains affirment qu’il serait responsable de tous les maux.

De l’autre, on explique qu’il n’y a aucun problème, sauf en cas de maladie cœliaque.

Comme souvent…

La réalité est probablement bien plus subtile que ces deux positions.

Car la véritable question n’est peut-être pas :

« Le gluten est-il bon ou mauvais ? »

Mais plutôt :

« Pourquoi notre relation au gluten a-t-elle autant changé ? »

Pendant des milliers d’années, des peuples ont consommé des céréales.

Alors pourquoi autant de personnes ressentent-elles aujourd’hui une différence spectaculaire lorsqu’elles réduisent ou arrêtent le gluten ?

Cette question mérite d’être posée sans idéologie.

Parce que quelque chose a changé.

Et ce quelque chose ne concerne pas uniquement le gluten.


LE BLÉ N’EST PLUS CELUI DE NOS ANCÊTRES

Lorsque l’on parle du gluten, on oublie souvent un détail essentiel :

Nous ne mangeons plus le même blé qu’il y a plusieurs siècles.

Au fil du temps, les variétés ont été sélectionnées pour produire davantage, pousser plus vite, résister davantage, répondre aux exigences industrielles.

Le résultat est une plante profondément différente de ses formes originelles.

À cela s’ajoutent :

  • les traitements agricoles ;
  • les pesticides ;
  • les méthodes de stockage ;
  • les procédés industriels ;
  • les farines ultra raffinées ;
  • les fermentations écourtées.

Lorsque quelqu’un dit :

« J’ai arrêté le gluten et je vais beaucoup mieux. »

Est-il certain que c’est uniquement le gluten qui a disparu ?

Ou bien tout un ensemble de transformations invisibles qui l’accompagnaient ?


IL EXISTE UNE AUTRE DIMENSION DONT ON PARLE RAREMENT

Depuis des années, j’observe les personnes qui modifient profondément leur alimentation.

Beaucoup décrivent des changements qui dépassent largement la digestion.

Ils parlent de :

  • davantage de clarté mentale ;
  • des rêves plus intenses ;
  • une intuition plus fine ;
  • une sensibilité émotionnelle différente ;
  • une meilleure écoute de leur corps ;
  • une impression de retrouver quelque chose d’eux-mêmes.

Tout le monde ne le vit pas.

Mais suffisamment de personnes le décrivent pour que cela mérite d’être observé avec curiosité plutôt qu’écarté d’un revers de main.


ET SI L’ALIMENTATION ÉTAIT AUSSI UNE INFORMATION ?

Nous avons appris à regarder les aliments presque exclusivement sous l’angle :

  • des protéines ;
  • des glucides ;
  • des vitamines ;
  • des calories.

Mais un aliment est peut-être bien davantage.

Chaque aliment transporte aussi :

  • une histoire ;
  • une mémoire ;
  • un mode de production ;
  • une intention ;
  • une fréquence.

Lorsque l’on mange, on n’intègre pas uniquement de la matière.

On intègre également une information.

C’est peut-être pour cela que deux pains contenant théoriquement les mêmes nutriments peuvent être vécus de manière totalement différente.

Un pain industriel avalé en cinq minutes n’a probablement pas le même impact qu’un pain réalisé au levain naturel avec des céréales anciennes, une fermentation lente et préparé avec soin.


LE PROBLÈME N’EST PEUT-ÊTRE PAS LE GLUTEN…

Je vais peut-être surprendre certains.

Je ne pense pas que le gluten soit « l’ennemi ».

Je pense que le véritable problème est notre rupture avec le vivant.

Nous avons remplacé :

le temps par la vitesse,

la qualité par le rendement,

les semences anciennes par des variétés sélectionnées,

la fermentation lente par l’industrialisation,

la conscience par l’automatisme.

Le gluten est devenu le symbole de cette transformation.

Il cristallise quelque chose de beaucoup plus vaste.


RETROUVER SON DISCERNEMENT

Je ne crois pas aux solutions universelles.

Certaines personnes supportent très bien certaines céréales anciennes.

D’autres ressentent immédiatement qu’elles sont plus alignées sans gluten.

Il ne s’agit pas de créer un nouveau dogme.

Encore moins une nouvelle peur.

Le véritable travail consiste à réapprendre à écouter son propre corps.

Pas celui des réseaux sociaux.

Pas celui des modes alimentaires.

Pas celui des influenceurs.

Le tien.

Ton corps parle en permanence.

Encore faut-il lui laisser suffisamment de silence pour l’entendre.


UNE EXPÉRIENCE SIMPLE

Pendant quelques semaines, observe.

Sans croyance.

Sans attente.

Sans chercher à prouver quoi que ce soit.

Observe simplement :

  • ton énergie ;
  • ton sommeil ;
  • ton humeur ;
  • tes rêves ;
  • ta digestion ;
  • ta capacité de concentration ;
  • ton intuition ;
  • ton rapport à toi-même.

Puis réintroduis certains aliments de qualité.

Observe à nouveau.

Ton corps te donnera souvent des réponses plus précises que n’importe quel débat.


AU FOND…

Le sujet n’est peut-être pas le gluten.

Le sujet, c’est notre capacité à retrouver une relation consciente avec ce que nous faisons entrer en nous.

Car chaque repas est aussi un dialogue.

La vraie question est peut-être simplement :

Qu’est-ce que je nourris réellement lorsque je me nourris ?

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