Au-delà de la Matrice

Cycle 1 — La Vie en dehors de la Terre · Publication 3

Pourquoi retrouve-t-on des êtres humanoïdes dans tant de récits ?

Lorsque l'on parle de vie extraterrestre, notre imagination semble toujours partir dans deux directions opposées. D'un côté, des créatures totalement monstrueuses, si différentes de nous qu'aucun point commun n'est possible. De l'autre, des êtres étrangement semblables aux humains. Deux bras.

Visuel de la publication 3 de la série Au-delà de la Matrice, cycle La Vie en dehors de la Terre

Lorsque l'on parle de vie extraterrestre, notre imagination semble toujours partir dans deux directions opposées.

D'un côté, des créatures totalement monstrueuses, si différentes de nous qu'aucun point commun n'est possible.

De l'autre, des êtres étrangement semblables aux humains.

Deux bras.

Deux jambes.

Une tête.

Deux yeux.

Et c'est justement cette ressemblance qui dérange.

Car si des formes humanoïdes existent ailleurs, cela soulève immédiatement une question:

Sommes-nous réellement aussi uniques que nous le croyons?


Sur Terre déjà, l'évolution nous montre quelque chose de fascinant.

Lorsque des environnements imposent des contraintes similaires, des solutions semblables finissent souvent par apparaître.

C'est ce que l'on appelle la convergence évolutive.

Les yeux sont apparus plusieurs fois au cours de l'histoire du vivant.

Certaines formes de locomotion également.

Certaines structures anatomiques reviennent encore et encore parce qu'elles répondent efficacement à un besoin précis.

Lorsque l'on observe la forme humanoïde sous cet angle, elle cesse d'apparaître comme une exception.

Elle peut être vue comme une réponse particulièrement efficace à certaines conditions:

une gravité modérée; une atmosphère respirable; la nécessité de manipuler des outils; le développement d'une organisation sociale complexe.

Autrement dit, ce n'est pas forcément une copie.

C'est peut-être simplement une optimisation.


Une autre idée mérite d'être explorée.

Nous avons tendance à considérer l'ADN terrestre comme quelque chose d'unique et isolé.

Pourtant, si les lois physiques et biochimiques sont relativement similaires dans de vastes régions de l'univers, alors certaines solutions biologiques pourraient naturellement converger.

Dans cette perspective, voir réapparaître:

deux bras; deux jambes; une tête centrale; des organes sensoriels regroupés; n'aurait rien d'extraordinaire.

Ce ne serait pas une coïncidence.

Ce serait une stabilité structurelle.

Une solution efficace que la vie redécouvre lorsqu'elle évolue dans des conditions comparables.


Cela ne signifie évidemment pas que toutes les civilisations se ressemblent parfaitement.

Les variations peuvent être immenses.

Certaines pourraient présenter une densité osseuse différente.

D'autres des capacités sensorielles beaucoup plus développées.

D'autres encore une longévité largement supérieure à la nôtre.

Certaines traditions évoquent même des modes de communication où la télépathie devient dominante.

Mais malgré ces différences, la structure générale resterait compatible.

Et c'est là que le sujet devient plus sensible.


Selon certaines traditions anciennes et certaines transmissions, l'histoire de la Terre ne serait pas celle d'une évolution totalement isolée.

L'être humain serait le résultat de multiples influences génétiques croisées au cours de périodes extrêmement anciennes.

Je sais que cette idée suscite immédiatement des réactions.

Pour certains, elle paraît fascinante.

Pour d'autres, totalement impossible.

Mais il est important de comprendre ce qu'elle implique réellement.

Il ne s'agit pas forcément d'invasion.

Ni de domination.

Il s'agit plutôt d'expérimentations, d'échanges et d'hybridations à travers des temps très reculés.

Dans cette vision, l'humain terrestre devient un point de convergence.

Un véritable carrefour génétique.

Et c'est précisément ce qui rendrait la Terre si particulière.


Je trouve d'ailleurs intéressant de constater que les films et les médias nous présentent souvent des extraterrestres sous une forme caricaturale.

Des monstres.

Des créatures effrayantes.

Des êtres totalement étrangers.

Pourquoi?

Peut-être parce qu'il est plus facile d'accepter une différence absolue qu'une ressemblance troublante.

Car l'idée que des êtres très proches de nous puissent exister ailleurs soulève des questions beaucoup plus profondes.

Elle interroge notre origine.

Notre histoire.

Notre place dans l'univers.

Et parfois même certaines croyances que nous pensions immuables.


Mais au fond, la question la plus intéressante est peut-être encore une fois personnelle.

Pourquoi avons-nous autant besoin de savoir s'ils nous ressemblent?

Pourquoi cette ressemblance nous rassure-t-elle parfois...

ou nous dérange-t-elle autant?

Peut-être parce qu'à travers cette question, nous cherchons en réalité à comprendre autre chose.

Nous cherchons à comprendre d'où nous venons.

Qui nous sommes.

Et ce qui nous relie au reste du vivant.


Si des civilisations humanoïdes existent ailleurs...

et si certaines sont technologiquement beaucoup plus anciennes que la nôtre...

alors une autre question apparaît naturellement.

Depuis combien de temps observent-elles la Terre?


C'est ce que nous explorerons dans le prochain post:

Les civilisations anciennes et l'histoire oubliée des interactions terrestres.

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